Les progrès scientifiques ouvrent la voie à la fin de l'épidémie du sida

Un médicament antirétroviral, pris quotidiennement comme une prophylaxie peut réduire de 49% le risque d'infection par le VIH chez les hommes et les femmes séronégatifs au VIH qui s'injectent de drogues selon les nouvelles découvertes annoncées le 12 juin 2013 par ONUSIDA.

Ces découvertes sont cruciales pour la réponse à l’épidémie et si elles sont utilisées efficacement dans les programmes VIH, cela pourraient avoir un impact significatif dans la prévention de la transmission du VIH chez les  personnes qui s'injectent des drogues.  La capacité du traitement antirétroviral de garder en vie les PVVIH et de prévenir la transmission du VIH devient de plus en plus évidente.

L'ONUSIDA souligne néanmoins, qu'aucune intervention unique est complètement protecteur face à la transmission du VIH, c'est pourquoi l'ONUSIDA préconise fortement l’adoption de la prévention combinée. La combinaison de la réduction des risques  liées à la toxicomanie, incluant les programmes d’échange de seringue et le traitement de substitution aux opiacés, à l’accès à des services de santé avec l’élimination des lois punitives, la collaboration avec la police et les forces de l’ordre a prouvé son efficacité quant à la prévention du VIH chez les consommateurs de drogues injectables.

Les démarches de la découverte.

Pendant huit ans, depuis 2005, 2 413 hommes et femmes qui s’injectent de la drogue ont fait l’objet d’étude menée par le Ministère Thaïlandais de la Santé publique et l’United States Centers for Disease Control and the Bangkok Metropolitan Administration.  Ces volontaires séronégatifs qui ont pris une dose quotidienne de Ténofovir, un médicament antirétroviral oral, étaient 49% moins susceptibles d'être infectées par le VIH que les bénévoles qui ont pris le placebo.

Une découverte qui n’en cache point les autres.

L'annonce de cette découverte vient compléter les résultats de plusieurs essais sur la prophylaxie pré-exposition publiées au cours des dernières années. En 2010, l'étude iPrEx a démontré que la prise quotidienne d’une combinaison de traitement antirétroviral comme prophylaxie, en combinaison avec l'utilisation du préservatif, réduit le risque d'infection à VIH par une moyenne de 44% pour les hommes séronégatifs pour le VIH et les travestis ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes. En 2011, l'étude PartnersPrEP a montré qu'un comprimé d’antirétroviral pris quotidiennement par des gens qui sont séronégatifs pourrait réduire le risque de contracter le VIH  jusqu'à 73%, et l’étude TDF2 menée au Botswana a trouvé que la prise d’un comprimé antirétroviral une fois par jour a permis de réduire le risque de transmission du VIH d'environ 63% chez les hommes et les femmes hétérosexuels séronégatifs.

 

                                                    Source :   PRESS STATEMENT UNAIDS